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Episode 20 : L’évasion


Je sortis de ma chambre sans prendre le moindre attirail. Tout était calme. Il sonnait minuit, les SAYAM étaient tous dans les bras de Morphée du plus gradé au moins gradé de dignité. Je sortis sans obstacles mais pris soin d’appeler l’ambassade pour leur signaler que je venais chez eux. Le véhicule de Kouassi m’attendait dans un coin de la venelle…… 
Une fois que je fus à bord du véhicule, il démarra en trombe. Quinze minutes avaient suivi pour arriver à la chancellerie diplomatique. Je pris le soin d’enlever un habit des 3 que j’avais porté. Le gardien de la légation m’attendait. Je promis à Kouassi lui écrit dès que je rentre au pays. Il pria pour moi et me dit de ne bloquer mon cœur à penser à lui et qu’il viendra au pays dès que possible connaitre son beau-frère et les autres membres de la famille. Il partit illico et je rentrai dans l’ambassade. Je passai le reste de la nuit-là en attendant les autres procédures. 
Le matin je rencontrai monsieur le diplomate et toute sa team. Je me suis senti tellement bien en cran, mais une chose m’émouvait. Comment rentrer au bercaille ? Quelle sera mon devenir une fois au pays ?
Je me hardi à oublier un peu ce détail et à penser à mon futur rejeton. Je recevais des messages d’intimidation de dame Djonon qui ne me lâchait d’une semelle. Son assesseur monsieur Olowo saisit l’affaire à même le cœur le pied et même les yeux. Tout son corps était partant pour la guerre sans trêve à mon encontre. Ainsi, il perpétrait un attentat d’ultimatums, me menaçait de toutes ses forces de mort une fois que je serai rattrapée. Les messages des deux cupides businessmen me parvenaient. Au début, l’effroi s’empara de moi. Je tournai tout un scénario du film de mon éventuel capture par mes mercenaires. Mon mentor, même loin était aux affut. Ses homélies m’égayaient de plus belles. Je desserrai les vendues en leur faisant le plaisir de lire leurs communications sans mots placés. L’application WhatsApp, mon béni oui-oui leur montrai aussitôt l’accusé de lecture par ses deux angéliques barres bleus couleur de voûte. 
Deux semaines furent passés et je me retrouvai déjà au jours de l’embarquement après 4 mois de vie en exil. Je fus conduit à l’aéroport par un véhicule de l’ambassade. Munir d’un laisser-passer. Je ne pensais qu’à mon futur enfant, à mes parents et les ragots qu’on racontera au pays à mon endroit. Mais tout cela était bien mieux qu’une vie d’abysse….