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CHAPITRE 06

Chérie…A quoi penses-tu ? Tu m’as l’air ailleurs
Geneviève détacha son regard du verre qu’elle tenait en main et se tourna vers son mari qui s’était rapproché d’elle. Son parfum lui titilla délicatement les narines. Il l’avait enlacé de ses grandes mains d’homme et lui semait de petites bises dans le cou.
Geneviève sourit avec gratitude. La vie avait été juste avec elle. Finalement toutes ses années de larmes et de sacrifices n’avaient pas été vaines. Sa fille Yaëlle l’avait rendue fière en réussissant. Sa force, son caractère, sa pugnacité, sa positivité et surtout les retrouvailles avec sa famille. Elle pensait à ô combien la vie avait pris le temps de consoler son cœur qui avait été mutilé.
-Je suis juste reconnaissante mon chéri…reconnaissante pour tout ce que la vie m’accorde. Reconnaissante pour la santé, pour mes enfants, mes petits-enfants et surtout le mari merveilleux que tu es.
Yaëlle, Ben et les enfants courraient le long de la plage avec Richard et Thomas en tête de file. De temps en temps, les vagues venaient les éclabousser leur arrachant des éclats de rire.
Geneviève serra la main de son mari et lui sourit.
-Tu vois, c’est comme ça que j’ai toujours visualisé le scénario de ma vie. Une vie simple avec des gens heureux autour de moi. Le poids du monde loin derrière et des jours de grâce à n’en point finir. Des rires, et des éclats de voix joyeuses. Une brise fraîche et légère qui vient me chatouiller pour me rappeler que je suis toujours vivante et ton sourire angélique que même les rides n’ont pas réussi à ternir pour embraser mon cœur.
-Vieille romantique va ! On n’a pas idée d’être si romantique à un si vieil âge ! Sébastien après toutes ses années, tu laisses encore cette vieille lunatique te conter fleurette s’exclama Yaëlle qui était venue surprendre sa mère et son beau-père en train de s’amouracher comme des adolescents.
-Laisse-moi profiter en paix des vieux jours de ma romance jeune-fille ! fit Sébastien
-Ben viens chercher ta racaille de femme et allez y loin. Nous ne voulons pas de rabat-joie ici dit Geneviève.
Elle lança l’une de ses sandales à Yaëlle et fit mine de la pourchasser. Ben vit sa femme partir dans une course folle se réfugier dans les bras de son frère Richard.
Thomas regardait la scène avec envie et admiration. Leur père même dans sa tombe serait fier de ce tableau.
   

FIN