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 Chapitre 5: Je suis la fille de mon père

Un homme de race blanche d’un certain âge fit son entrée dans la pièce, sans doute le notaire.

La réunion commença. Le notaire pris la parole :

-Tous les enfants du défunt sont-ils là ?

-Yaëlle ?

-Présente

-Richard ?

-Je suis là

-Thomas

-Oui

-Bien. Madame KPODEGBE, bonsoir.

-Bonsoir maître LAPERE.

-Bien. Tout le monde est présent. Nous allons, sans plus tarder démarrer la lecture du testament de votre père et époux ; Yassir KPODEGBE

Le sieur Yassir a souhaité être enterré ici au Canada dans la plus stricte intimité en la présence de son cousin David ; ses frères et sœurs directs, sa femme et ses trois enfants si possible.

Il informe par ce biais ; son épouse et ses deux garçons qu’il a une fille du nom de Yaëlle KPODEGBE, fille de Geneviève BATONDE ; qu’il reconnait et qu’il légitimise comme ayant droit au même titre que les enfants issus de son mariage.

A ce titre ; il lui lègue respectivement ses parts dans l’entreprise « Une histoire d’or » à Paris ; ses cotations en bourse sur le marché du cacao aux Etats-Unis. L’une de ses voitures de courses. La Citroen GT 2010 ainsi que trois parcelles nue d’une valeur de 150 millions de francs CFA au Bénin. Enfin. Il signale l’existence d’un compte bloquée de 35.000.000 de francs CFA au nom de Yaëlle KPODEGBE symbolisant une forme de dédommagement pour toutes les années où il n’a pas pu assumer matériellement et financièrement son rôle.

Il souligne qu’il se peut qu’elle refuse mais que de là où il se trouve, il reconnait son tort et lui demande pardon à elle et à sa mère. Il ajoute qu’il était trop orgueilleux pour prendre son téléphone et l’appeler de peur qu’elle lui raccroche au nez mais qu’il suivait toutes ses victoires, les petites comme les grandes. Qu’il l’aimait depuis le premier jour où elle était née mais qu’il était trop lâche, trop égoïste pour se l’avouer.

Il conclut qu’elle devait accepter tout ceci non pas parce qu’elle en aurait forcément besoin mais comme le signe qu’elle envisagerait peut-être de lui pardonner afin que l’au-delà lui soit favorable.

Un silence électrique s’installa dans toute la salle. Toutes les paires d’yeux étaient tournés vers elle. Pour la première fois de sa vie, elle se sentit vraiment petite.